et ses applications professionnelles |
|||||||||||||||||||||||||||||||
|
Téléchargements
Contient les cas et exercices payant proposés pour des cours, TD et séminaires
|
Publicité Tintin
Tags
contexte culturel
communication
sémiose
analyse de situation
management
situation
publicité
validation expérimentale
situation problème
contextualisation
motivation
mise en scène
chef
tableau panoramique
conflit
négociation
norme
signification
influence
problématique situationnelle
vente
contexte
sens
émergence
positionnement
conduite
culture
dynamique de la situation
enjeu
forme situationnelle
peinture
émotion
enjeux
confiance
audit
forme
interprétation
changement
diagnostic
marketing
humour
activité en situation
concept
action
qualité des relations
contexte spatial
contexte historique
méthode
information
situation probème
Les News
Bibliothèque
Comprendre la complexité du monde
Inscription à la newsletter
Liste de liens
Application aux nouvelles technologies
Sujet de reherche ou de thèse
Comment fonctionne l'humour dit "décalé" ? Il fait se confronter deux "situations" idiomatiques dans le même "cadre" général. La sémiotique situationnelle a tous les outils pour faire cette démonstration sur de nombreux exemples.
Dans le dessin humoristique ci-contre, le PDG d'une puissante entreprise, dans son vaste bureau très sérieux, ayant un CV en main, interroge une femme pour un poste de secrétaire (situation idiomatique classique d'embauche professionnelle). Mais son discours, crée une toute autre situation. Il dit, en effet : "Excellent CV. Que diriez-vous d'un CDD : 2 jours (samedi + dimanche) en chambre double, Hostellerie de la Forêt, 78120 Rambouillet ?". Le décalage est créé et le sourire peu apparaître. Il signe la compréhension de ce décalage. Trouvez les "cibles" pour lesquelles cette "forme" évoque la signification : "plaisir"
Sujet de recherche ou de thèse (2)
Il s'agirait de faire des analyses comparatives de panneaux de signalisation à l’aide de la sémiotique situationnelle pour tirer des « règles » pour la compréhension sociale de la signalétique. On pourrait appeler cela des règles pour une « grammaire » culturelle de la signalétique.
Sept des règles fondamentales d’une grammaire de la signalétique, pour la culture française, ont été déjà tirées (cf. le texte en téléchargement : "Aux sources de la sémantisation, comment les images "parlent" ?). Ce travail montrerait l’importance du référentiel culturel dans la compréhension des messages destinés à tous. La sémiotique situationnelle, avec sa notion de « contextes » composant la situation d’arrière-plan de l’action, est particulièrement armée pour décortiquer les processus de genèse du sens, non pas dans des textes et des discours, mais dans la vie quotidienne. Application aux communications (vente, publicité, négociation...)
Dans le forum
Prix : « Mucchielli - Sémiotique Situationnelle » Règlement du concours
Article 1 : dotation du prix
Il est créé un « prix », doté de 1 000 euros, pour le lauréat du concours désigné dans ce règlement. ... Article 3 : spécificité du prix Le prix récompense un mémoire, d’abord soutenu avec succès devant un jury académique ou professionnel classique, et ayant obtenu au moins la note de 12, qui utilise, dans des applications professionnelles et/ou dans des applications et des dérivés méthodologiques et/ou dans des développements théoriques, la « Sémiotique Situationnelle ». Lire tout le règlement dans la rubrique : "Les fondamentaux" Comment fonctionne la publicité persuasive ?
(juin 1994, hebdomadaire du type l'Express ou Le Point)
La sémiotique situationnelle apporte une nouvelle méthodologie pour l’analyse des publicités persuasives (cf. sur ce site le : « Manuel pour l’analyse et la conception des publicités persuasives », dans les téléchargements). Les publicités persuasives sont des publicités qui délivrent des messages implicites ou cachés, c’est-à-dire des messages non-écrits et non-explicites. Ces « messages » sont constitués des significations que la mise en scène du produit faits émerger (cf. sur ce site les analyses de nombreuses autres publicités : publicités de voiture, de parfum…). La publicité ci-dessus est une publicité persuasive. En effet, à aucun moment son « message » publicitaire final : «offrez donc l’eau de senteur «Petit Guerlain» à votre enfant, cela fera de vous un bon parent, soucieux de prévenir les bêtises qu’il pourrait faire», n’est explicité par des «dénotations» quelconques. Tout est dit « implicitement ». Voyons comment une telle publicité fonctionne.
Cette publicité nous fait rentrer dans le monde d'un petit garçon. Elle nous met immédiatement «en situation». C'est l'univers de sa chambre à coucher. Elle est toute bleue. Nous savons que c'est là la couleur «culturelle» des chambres des garçons dans l'occident actuel. Des signes culturels intangibles de la chambre à coucher sont, par ailleurs, donnés à partir de la commode et de son miroir. La «masculinité» du petit garçon est discrètement signalée par la présence du tambour, jouet à connotation plutôt masculine. Ainsi, la photo, fait d'abord appel à des normes et à des stéréotypes sociaux pour nous signifier que nous sommes dans un univers que nous connaissons, dans la chambre d'un petit garçon. L'esthétique de la photo est aussi un clin d'œil à notre position sociale de lecteur d'un hebdomadaire haut de gamme. Nous sommes capables d'apprécier cette belle chambre. Cette présentation et cette esthétique de la chambre nous positionnent donc comme un parent capable de rencontrer le problème signalé par la photo. En effet, le petit garçon, monté sur le tambour, veut attraper la bouteille de parfum. Sa position est un peu risquée. Il est plutôt en équilibre, il peut très bien tomber, avec ou sans la bouteille de parfum d'ailleurs. Nous sommes donc un spectateur, interpelé par cette action qui se déroule devant nous. En tant qu'adulte et parent potentiel, devant une telle scène, nous ne pouvons nous empêcher d'intervenir pour empêcher une catastrophe possible. La mise en scène nous implique et nous suggère d'aider l'enfant. L’idée qui nous vient «d’aider ce petit garçon avant qu’il ne fasse une bêtise» émerge en relation avec une norme culturelle de conduite que nous avons en nous. Cette norme, c’est la norme de conduite des adultes face aux risques pris par les enfants. Cette norme sociale nous dicte l'aide à apporter, cette norme est du genre : «les adultes doivent intervenir pour empêcher les petits enfants de faire des bêtises et risquer de se blesser». Intervenir dans ce cas, est bien, il faut sortir l'enfant de sa situation d'équilibre et lui donner-le parfum. Ces deux gestes suggérés nous mettent en contact (par imagination) avec l'enfant, d'une part, et avec le parfum, d'autre part. Nous sommes bons parents ou bons adultes et c'est pour cela que nous faisons ça. C'est d'abord la norme qui nous fait agir. Mais, après cette action en imagination, nous concevons alors avec évidence que «nous pouvons offrir une telle eau de toilette à un enfant». Cette conclusion qui s'impose alors à nous est celle que voulait nous imposer la publicité. C'est en effet une telle idée qui nous mènera très sûrement à acheter l'eau de senteur «Petit Guerlain» pour un enfant de notre connaissance. La publicité nous délivre donc le «message caché» : «offrez donc l’eau de senteur «Petit Guerlain» à votre enfant, cela fera de vous un bon parent, soucieux de prévenir les bêtises qu’il pourrait faire». Le sens global : «nous pouvons offrir une telle eau de toilette à un enfant», a été amené, d'abord par un travail interprétatif concernant la norme de conduite des adultes face à un enfant qui va faire une bêtise, puis par la suggestion normative et culturelle de la conduite à avoir dans une telle situation de risque pour l’enfant: prendre le parfum pour le lui donner. Il y a donc une double médiatisation qui s'est effectuée. Le sens final est apparu au bout de ces deux médiatisations : celle faite par la norme qui prescrivait l'achat et celle faite par l'action à faire en situation. La publicité est astucieuse car avec elle, «c’est comme si l’on avait déjà attrapé le parfum et qu’on l’avait donné à l’enfant». L’achat ultérieur sera d’autant facilité qu’en imagination, on a déjà fait l’acte de don. © Alex Mucchielli, 2009. Alex Mucchielli
05/05/2009
Tags
contexte culturel
communication
sémiose
analyse de situation
management
situation
publicité
validation expérimentale
situation problème
contextualisation
motivation
mise en scène
chef
tableau panoramique
conflit
négociation
norme
signification
influence
problématique situationnelle
vente
contexte
sens
émergence
positionnement
conduite
culture
dynamique de la situation
enjeu
forme situationnelle
peinture
émotion
enjeux
confiance
audit
forme
interprétation
changement
diagnostic
marketing
humour
activité en situation
concept
action
qualité des relations
contexte spatial
contexte historique
méthode
information
situation probème
Un article
Approche par la contextualisation
Comment et pourquoi l’émotion apparaît face à une œuvre d’art ? Analyse sémiotique du tableau : « Les coquelicots » de Monet
Cet article est la suite d’autres articles mis sur ce site.
Conférez-vous notamment à l’analyse du tableau « La pie », de Monet (Critique des analyses de peintures faites par les critiques d’art. Le rôle exclusif du contexte de l’histoire de l’Art. Analyse sémiotique du tableau : « La pie » de Monet), et à la réponse faite à Luc Ferry au sujet de l’engouement pour les musées (La signification d’une conduite collective. Quelle méthode pour lui trouver un sens véritable ?). L'existence d'une sensibilité différentielle aux oeuvres d'art Je pars d’un constat que j’ai fais au sujet de mon expérience de visite de musées. Je constate, à travers cette expérience des musées, qu’il y a des œuvres que j’ai appréciées à une certaine époque et que je n’apprécie plus désormais. Je me demande d’ailleurs bien ce que j’ai pu leur trouver. Ainsi, « La voile jaune » de Signac (1904), qui m’avait tant impressionnée, il y a vingt cinq ans, ne me fait plus aucun effet. Par contre, j’ai découvert « Les coquelicots » de Monet, tableau que je n’avais jamais remarqué auparavant. Le rôle du contexte biographique personnel dans la réaction l'oeuvre d'art Je ne sais plus pourquoi « La voile jaune », m’avait intéressé. Mais je peux analyser pourquoi « Les coquelicots » m’ont récemment ému. Ce tableau représente une scène dont la forme globale évoque le sens, pour moi, de « passé heureux et lumineux, mais perdu à jamais ». Mon analyse vient d’une rapide introspection. Ainsi, le contexte de référence que je vais évoquer n’est pas un contexte lié à l’histoire de la peinture. Je n’aime pas ce tableau parce que je suis un amateur de « néo impressionnisme ». J’aime ce tableau parce qu’il « fait sens » dans mon contexte biographique actuel. L’émotion qu’il fait naître trouve sa source dans ce contexte personnel. Les couleurs sont douces et lumineuses. L’atmosphère générale est reposante et les tons estompés donnent l’impression de calme. C’est le début de l’été : coquelicot et femmes avec des ombrelles pour se protéger du soleil. Habits des personnages (femmes et enfants) et ombrelles montrent bien que nous sommes dans une époque ancienne et révolue. Ce champ de coquelicots, pour moi, évoque le champ de coquelicots que l’on avait rencontré sur la route, autrefois pour aller voir ma mère. Après un pique nique, ma femme, ma fille et moi étions tombé en admiration devant un champ ainsi couvert de ces fleurs rouges, fragiles et vite passées. En vingt ans et au cours de nombreux voyages, nous n’avons plus jamais retrouvé ce champ ainsi fleuri. La maison, dans le lointain, c’est évidemment la maison de ma mère, qui pour nous, citadins, était plutôt « dans la campagne » avec toutes les fleurs qu’elle mettait dans son jardin. D’ailleurs ma mère et ma plus jeune sœur qui habitait avec elle, sont en haut de la butte. En bas, c’est évidemment mon épouse et ma fille qui cueillent ces fleurs dont elles raffolent pour leur couleur et pour leur fragilité. Nous avions même, dans la voiture, un briquet, pour cicatriser, par la flamme, le bout des tiges des coquelicots qui se conservaient mieux ainsi traités. C’était une époque, pour moi, heureuse et relativement insouciante. Epoque qui n’est plus. Trop de choses ont changé. Je ne retrouverai plus jamais cet ensemble de circonstances… Cette analyse est à comparer avec celle qui est faite par des historiens de l'art sur le site : http://www.peintre-analyse.com/coquelicot.htm. Vous vous poserez alors les questions : "Par rapport à quoi font-ils leur analyse ? Quel est le sens final qu'ils donnent au tableau ?. Vous serez obligé de conclure à la pertinence de l'utilisation du contexte biographique pour l'analyse des émotions face aux oeuvres d'art. Le processus de l'émergence du sens Il n’y a pas à protester que mon interprétation du tableau soit trop psychologique et personnelle. C’est une interprétation qui donne sens au tableau. Ce sens, comme tous les sens, émerge d’une mise en relation avec un contexte d’arrière-plan. Ici, je vous ai clairement expliqué que ce contexte était un contexte biographique personnel et que le sens explicité était « sens pour moi ». Ce sens vaut-il le sens donné par le spécialiste de l’histoire de la peinture ? Pour qui cette question a-t-elle du sens ? Pour les philosophes et pour les spécialistes de l’art. Pas pour le commun des mortels qui va dans les musées et les expositions pour « voir ce qu’il faut voir (et donc pour se cultiver un peu) et pour trouver quelques émotions, en découvrant des œuvres. Conclusion à la série des articles Tous les hommes cherchent à trouver du sens aux choses comme à donner du sens à leurs activités. En ce qui concerne les rapports des hommes avec les arts, le philosophe le fait en construisant un arrière plan anthropologique et historique dans lequel il met le phénomène à analyser ; le spécialiste de l’art le fait en construisant un arrière-plan centré sur l’histoire des expressions artistiques ; le commun des mortels le fait en rapportant l’œuvre d’art à son contexte biographique. L’intéressant, pour nous, est de bien voir comment le sens émerge toujours d’une mise en relation avec un « contexte » qui n’est jamais un donné préalable, mais une construction liée au rôle social joué par celui qui interprète. C’est pour cela que dans la vie quotidienne la bataille pour les significations est incessante. Chacun propose sa vision et beaucoup cherchent à l’imposer en usant de leur statut. Nous l’avons vu pour le philosophe et pour les historiens de l’art. Alex Mucchielli
13/04/2009
|
||||||||||||||||||||||||||||||
http://www.amazon.fr/Etude-communications-dialogue-avec-technologie/dp/2200345208