et ses applications professionnelles |
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Votre travail a-t-il du sens ? Comment lui en donner d'avantage?La question est de savoir : « qu’est-ce qui fabrique le sens du travail ? ». La réponse de la sémiotique situationnelle, c’est que ce « sens » nait d’une confrontation des activités faites au travail avec les composants contextuels de l’environnement de travail. Le sens est une émergence issue de cette confrontation.
Votre travail a-t-il du sens?
Comment lui en donner davantage ? Alex Mucchielli De nos jours, on entend dire un peu partout que le travail « perdrait du sens ». Pour remotiver les gens au travail, il s’agirait de « redonner du sens à ce travail ». Le problème c’est que l’on ne sait pas très bien de quoi est fait ce fameux « sens du travail ». Lorsque le travail que l’on fait, dans l’entreprise qui nous emploie, « a du sens » pour nous, alors, on est « bien dans sa peau », ce travail est source d’énergie et la vie, en général et par ailleurs, peut prendre des couleurs agréables. Ce qui « fait sens » pour nous, c’est donc en grande partie, ce qui donne de l’intérêt à notre vie. C’est évidemment tout l’inverse lorsque le travail que l’on fait n’a aucun sens. Non seulement on s’ennuie au travail et ce travail nous épuise, mais encore, cela nous gâche le reste de la vie que l’on a hors du travail. La question est donc de savoir : « qu’est-ce qui fabrique le sens du travail ? ». La réponse de la sémiotique situationnelle, c’est que ce « sens » nait d’une confrontation des activités faites au travail avec les multiples composants contextuels de l’environnement de travail. Le sens, là encore, est une émergence issue d’une mise en rapport avec des situations. Par ailleurs, du point de vue de la sémiotique situationnelle, le sens positif d’un travail pour quelqu’un est un sens qui apparaît « pour ce quelqu’un ». C’est essentiellement cette personne qui « construit » ce sens. On ne peut pas parler de sens du travail « en général » et donc de ses conditions universelles. Il faut, pour que le travail que l’on fait dans l’entreprise ait un sens positif, que ce travail, mis en rapport avec les contextes : économique, social, culturel, collaboratif, affectif…, génère des significations positives pour celui qui travaille dans cette entreprise. N’oublions pas que ces « contextes », sont les « contextes pour celui dont on parle » et non des « contextes « en général ». Il y aura donc très souvent une mention rappelant que ce qui est dit, est dit « du point de vue de celui qui passe le test ». Pour faire ce test, nous décomposons le contexte de travail en huit composantes : 1- l’environnement humain : les collègues, 2- l’environnement humain : les supérieurs, 3- l’environnement humain : les subordonnés, 4- l‘environnement large, l’entreprise toute entière, 5- l’intérêt personnel pour le travail, 6- les résultats du travail, 7- l’environnement social et idéologique de mon travail, 8- Mon travail et mon environnement affectif. Dans chacun de ces « sous-contextes » nous mettrons des éléments concernant des relations, des positions et des valeurs. Rappelons que ces « contextes » ne sont pas des données générales. Ils sont, chaque fois, «perçus» par celui dont on parle (celui qui passe le test). C’est lui-même qui met les activités qu’il réalise en relation avec chacun de ces contextes pour lui. Ses propres activités lui apparaissent alors avec des significations positives ou négatives en regard des contextes. La somme de toutes ces significations compose le « sens final de son travail ». Le questionnaire complet du test avec sa grille de dépouillement est accessible dans les téléchargements à la rubrique : "Applications professionnelles". Alex Mucchielli
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L’effet loyauté ou la construction d’un environnement de travail par la politique des RH, pour induire l’engagement des personnels envers l’entreprise
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